Chez les Richard, on naît flutiste ou fluteur de mère en fils...
Entre nymphe et muse, Philippe c'est toute une histoire ; que du vécu
...
Né en 1856 dans les Carpates, recyclé en 1956 à Vendôme, à l'âge de 16
ans, il se perd dans la forêt du Gravier en cherchant des roseaux.
(À ce propos, c'est du nom de cette forêt humide que proviennent
les origines de son patronyme à particule).
Il est égaré en plein
taillis, sans compas ni boussole et c'est alors qu'il tombe sur une
énorme touffe...
de bambous sauvages.
C'est en bricolant canife en main sa première
flûte, qu'il trébuche.....
"Flûte ! Pan !" s'écrie-il...
Pour l'anecdote :
"C'est en nous promenant dans cette forêt qu'un jour
Chantal a découvert Mozart dans les rondos", nous confie
aujourd'hui Phiphi du Gravier...

En 1973, il fait la rencontre avec l'orchestre du célèbre
flûtiste roumain Gheorghe Zamfir.
C'est de cette rencontre que naîtra
sa passion pour 'Syrinx', étrange personnage au corps velu et aux pieds
de chèvre qui pourchassait les nymphes dans les profonds bois d'Arcadie
(1).....
En 1977, c'est son 1er festival de Saint Chartier ; il devient
constructeur-bâtisseur de Flûtes de Pan...
Au cours d'un bon gueuleton dans une roulotte avec quelques musiciens,
il chope le virus de la 'corne à muse'.....
Soigné par un '
marabout'
aux Hospices de Beaunes, il en sort guéri et devient sonneur de
cornemuse...
En 1980, il parcourt la Roumanie avec son sac à dos et chope un nouveau
virus, bien plus grave : le Virus de la Tziganie.
Cette fois c'est chronique, il n'en est toujours pas guéri...

Depuis quelques mois il recherche désespérément un autre joueur
de Flûte de Pan pour créer "l'Académie des Flutistes du Gravier"...